
Un traceur GPS calcule sa position à partir des signaux satellites (GPS, GLONASS et Galileo), sans avoir besoin du réseau mobile. Il envoie ensuite chaque enregistrement (heure, vitesse, état du contact) à un serveur par le réseau mobile ; le suivi standard de GT AFRIK passe par la 2G GSM/GPRS. Sans réseau, un traceur Teltonika continue d’enregistrer dans sa mémoire interne et transmet ces données au retour de la connexion : le trajet arrive en retard, mais il n’est pas perdu tant que la mémoire n’est pas pleine.
Les trois éléments d’un système de suivi
- Le traceur. Un petit boîtier caché dans le véhicule et câblé sur son alimentation, avec un récepteur satellite, un modem mobile et sa carte SIM, un capteur de mouvement (accéléromètre) et une batterie de secours. Pour les véhicules, GT AFRIK pose le plus souvent le Teltonika FMB920 [9].
- Le réseau mobile. Il achemine les données vers Internet, sans intervenir dans le calcul de la position.
- La plateforme. Les serveurs conservent les enregistrements et en tirent une carte, des rapports et des alertes. Avec GT AFRIK, vous suivez la flotte sur le tableau de bord web, dans GT Fleets, l’application Android gratuite, et par des alertes WhatsApp.
Étape 1 : le traceur calcule sa position
Les satellites de navigation diffusent leur position et une heure très précise. Le récepteur du traceur note l’heure d’arrivée de chaque signal, en déduit sa distance à chaque satellite et, avec au moins quatre satellites, calcule sa position en trois dimensions [1]. C’est la trilatération : des distances, pas des angles. Les satellites ne savent pas où se trouve le véhicule ; le traceur ne fait qu’écouter.
GPS, GLONASS et Galileo ensemble rendent plus de satellites visibles, mais la précision dépend toujours de la portion de ciel visible par l’antenne. Selon GPS.gov, les smartphones équipés du GPS sont en général précis à 4,9 m près en terrain dégagé, et moins précis près des bâtiments, des ponts et des arbres [2]. Un traceur de véhicule subit les mêmes limites : c’est pourquoi une géozone a besoin d’une marge.
Étape 2 : il enregistre bien plus qu’une position
Chaque enregistrement contient l’heure, les coordonnées, la vitesse et le cap, ainsi que l’état du véhicule : contact mis ou coupé, tension d’alimentation et entrées câblées. Les traceurs Teltonika créent un enregistrement après un délai écoulé, une distance parcourue, ou un changement de cap ou de vitesse, avec des réglages distincts en mouvement et à l’arrêt [3].
L’état du contact peut venir d’un fil branché sur le contact, de la tension d’alimentation, qui monte quand le moteur tourne, ou de l’accéléromètre [4]. Le suivi GPS de flotte standard de GT AFRIK envoie une position toutes les 30 secondes.
Étape 3 : il transmet les données par le réseau mobile
La carte SIM du traceur se connecte à un réseau mobile, et le modem envoie les enregistrements au serveur en petits paquets de données, que la 2G transporte sans peine. Le suivi standard de GT AFRIK fonctionne en 2G GSM/GPRS, et le FMB920 est un traceur 2G.
La 4G n’est pas forcément meilleure. Les versions 4G de Teltonika, comme le FMC920 (LTE Cat 1) ou le FMM920 (LTE Cat M1) [9], n’ont d’intérêt que si le réseau LTE de votre opérateur couvre vos trajets. Les cartes de couverture, dont celles de la GSMA, servent à planifier [5] : testez chaque trajet avec l’opérateur prévu.
Que se passe-t-il quand il n’y a pas de réseau ?
Entre deux villes, sur un site minier ou sur un long trajet, la partie satellite continue de fonctionner : la position vient du ciel, pas de l’antenne-relais. Seul l’envoi s’arrête.
Un traceur Teltonika qui perd le GSM ou le GPRS continue d’enregistrer dans sa mémoire interne et transmet ces données dès que le réseau revient [6]. Il peut être réglé pour envoyer d’abord les plus anciennes ou les plus récentes, et les événements réglés en priorité haute partent en premier [6]. Pour celui qui surveille la carte :
- Pendant la coupure, la carte ne peut afficher que la dernière position reçue. Vérifiez son heure : c’est la dernière position connue, pas la position actuelle. Le guide opérationnel du suivi de flotte explique comment la traiter.
- De retour en zone couverte, le traceur envoie les enregistrements stockés avec leur heure d’origine : le trou dans le trajet peut ensuite être comblé.
- Les alertes calculées par le serveur, comme un message WhatsApp quand un véhicule quitte une géozone, ne peuvent pas partir avant l’arrivée des données.
La mémoire n’est pas illimitée : pour des véhicules qui restent des jours sans réseau, demandez la capacité du modèle exact et vérifiez, après le premier long trajet, que tout est bien arrivé.
Câblage, batterie de secours et alertes anti-sabotage
Un traceur comme le FMB920 est câblé sur l’alimentation permanente, la masse et le contact, puis caché derrière le tableau de bord ou un habillage. Les techniciens de GT AFRIK posent chaque traceur caché, câblé et protégé par une alerte anti-sabotage. Les traceurs Teltonika enregistrent les tentatives habituelles pour les faire taire :
- Coupure d’alimentation. Un événement est créé quand le traceur est débranché de l’alimentation du véhicule ou rebranché [7] ; grâce à sa batterie de secours de 170 mAh [10], le FMB920 peut encore enregistrer le débranchement.
- Remorquage. Si le véhicule est soulevé ou remorqué contact coupé, l’accéléromètre peut déclencher un événement de remorquage [7].
- Brouillage. Le traceur peut détecter un brouillage de son signal mobile ou satellite et enregistrer un événement [8].
Une coupure d’alimentation ou un brouillage suivi d’un silence demande une action immédiate. Le contrôle quotidien en 15 minutes commence par ces vérifications, chaque matin.
Des enregistrements aux alertes et aux rapports
La plateforme compare chaque enregistrement aux règles que vous fixez. Entrée ou sortie d’une géozone autour d’un dépôt ou d’un site client, excès de vitesse, contact mis ou coupé, arrêt prolongé : chacun devient un événement, envoyé sur WhatsApp. Les mêmes enregistrements alimentent la relecture des trajets, les rapports et la notation des conducteurs.
D’autres équipements passent aussi par des traceurs Teltonika : une sonde carburant Escort TD-BLE s’associe au FMB920 en Bluetooth Low Energy (voir la surveillance carburant), et un Teltonika FMB125 lit les contrôleurs de groupes électrogènes DSE, ComAp et DATAKOM en Modbus RTU (voir la surveillance des groupes électrogènes).
Ce qu’un traceur GPS ne fait pas
- Voir dans le réservoir. Détecter un siphonnage demande une sonde de niveau ; le guide sur le vol de carburant explique pourquoi.
- Dire qui conduisait, sauf si une identification du conducteur est ajoutée ; le FMB125, par exemple, prend en charge le RFID [9].
- Garantir qu’un véhicule volé sera retrouvé. Il montre où se trouve le véhicule et quand il a bougé.
Les termes que vous verrez sur la plateforme
| Terme | En anglais | Signification |
|---|---|---|
| Enregistrement | Record | Une ligne de données : heure, position, vitesse, contact et entrées. |
| Géozone | Geofence | Une zone tracée sur la carte ; y entrer ou en sortir crée un événement. |
| Brouillage | Jamming | Un signal radio qui bloque la réception satellite ou mobile. |
